La compétition
La compétition
Être le premier, le meilleur, surpasser quiconque dans un domaine sportif, scientifique, artistique, vouloir être reconnu comme le meilleur, voilà le genre de quêtes stériles et illusoires de ce que devrait être en réalité l'accomplissement véritable de tout être humain.
Il serait beaucoup plus profitable et fondamental pour chacun de nous de considérer notre «semblable» de par sa «différence» Considérer cette différence comme une opportunité extraordinaire d'apprendre et de connaître un «point de vue» différent du nôtre. Quand je parle de point de vue j'entends par cela : une opinion qui nous est donné par une personne à partir de sa propre histoire, sa culture personnelle, son éducation, sa sensibilité etc. N'est-ce pas plus stimulant vu de cette façon ?
À tout le moins ce sera une façon de faire beaucoup plus créative que de se sentir bêtement confronter par des opinions parce que plus articulées ou différentes des nôtres.
Je n'ai aucun intérêts à devenir le meilleur, pas davantage que de gagner contre un quelconque adversaire. J'aurai cependant un grand intérêt à dire et à écouter, à partager ! Plusieurs reportages à la télévision sur le sport de compétition m'ont à plusieurs reprises confirmées de manière édifiante l'absurdité de certaine pratique.
La compétition a pour sœur l'excès : articulation user prématurément, problème cardiaque voir mortelle, utilisation de stéroïdes, les bagarres, etc.
Que d'excès lors de ces compétitions olympiques au nom de la fraternité !
Et de tous ceux parents qui gueulent contre leurs petits en train de jouer au hockey.
Loin de moi l'idée de prétendre que toutes compétitions sont obligatoirement dépourvu d'intérêts. Ce que je dis, c'est que tout ça m'apparaît bien excessif. Voilà que le «jeu» n'est plus un jeu mais une occasion de vouloir être le meilleur, le grand gagnant ! «Gagner» ne devrait pas être perçu comme une finalité en soit. Le véritable gagnant est celui qui trouvera la paix intérieure en harmonie avec la différence et la beauté de ses semblables. Tout est une affaire de perception. La compétition devrait être un simple prétexte. Percevoir l'autre comme une source d'enrichissement et de partage, voilà pour moi une bien meilleur option.
Le sport est assurément une bonne chose pour l'être humains. Une saine compétition aura toujours sa place. Cependant, force est de constater que la compétition a pris une ampleur et une telle «gravité» qu'elle dépasse de loin l'objet même de son existence : le jeu.
La compétition basique telle que nous la connaissons va-t-elle évoluer ?
Chacun de nous naissons à l'intérieur d'un système de valeur déjà établis et organisé. Ors l'humain a une bien mauvaise habitude : c'est qu'il est un être d'habitudes ! Il n'est pas d'un naturel enclin de façon naturel à remettre ses valeurs en question. Cependant, les multiples «rapports de forces» existant dans nos sociétés constituent un «moteur» essentiel au dynamisme relatif à l'évolution. Chacun des «intervenants» de la société a ses propres motivations qui se confrontant les unes aux autres tendent éventuellement vers une nouvelle définition de nos systèmes de valeurs.
Au-delà des révolutions culturelle et économique, cette évolution prise dans sa totalité demeure très lente. De vie «d'homme», elle semble imperceptible.
Les valeurs comme les «croyance» ne sont pas des «absolue». Leur évolution reste relative aux rapports de forces existant dans chaque société donnée. Aussi, les motivations charriées par les «tenants» de la compétition au sens large et sportive plus particulièrement peuvent être considérer comme non-absolue
Nous sommes responsables de notre humanité et si certaines valeurs ou motivations aliènent cette humanité, nous devrions trouver tout à fait naturel d'en changer… à tout le moins essayer. Impossible me direz-vous ? Nous avons la capacité en tant qu'espèce «évolué» de nous interroger sur nous-même, ce qui n'est pas rien !
Vous croyez que la compétition est un phénomène incontournable ? Inhérent à notre nature humaine ?
Évitons de nous définire dans l'absolu… l'équilibre ne s'y trouve pas !

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